• Coronavirus en Italie, Espagne, Chine, USA... La pandémie s'accélère dans le monde, nombre record de morts

     

    Coronavirus en Italie, Espagne, Chine, USA... La pandémie s'accélère dans le monde, nombre record de morts                                                              CARTE CORONAVIRUS.                                                                     L'Europe, épicentre de l'épidémie de coronavirus, enregistre de tristes records. L'Italie et l'Espagne sont les pays les plus touchés avec un nombre record de décès liés au Covid-19. Les États-Unis sont désormais le pays avec le plus de cas confirmés, devant la Chine. Carte du monde et état de la situation pays par pays. 

     

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    Sommaire

    [Mis à jour le 28 mars 2020 à 15h46] De l'Inde aux États-Unis, en passant par l'Italie et la France, la moitié de la population mondiale se retrouve confinée ce samedi 28 mars 2020. Une situation à peine croyable et pourtant bien réelle. Face à l'épidémie de coronavirus Covid-19, la planète entière se mobilise désormais. Ce samedi, 605 220 personnes à travers le globe ont été contaminées, dans quelque 186 pays, rapporte notamment Le Point, qui se base sur les chiffres de l'AFP. Le nombre de morts ne cesse d'augmenter. 27 989 décès ont déjà été comptabilisés, selon le dernier bilan. 

    Derniers chiffres dévoilés, ceux du Royaume-Uni. Le pays vient de passer le cap des 1 000 morts, avec 1 019 décès samedi, soit 260 de plus que la veille. Le bilan est désormais de 17 089 personnes infectées par la coronavirus outre-Manche.

    Si vendredi 27 mars les États-Unis sont devenus le pays le plus touché par le coronavirus, avec 104 837 recensés, passant ainsi devant la Chine, l'Espagne a annoncé ce samedi matin avoir battu un nouveau record de décès. 832 personnes ont en effet perdu la vie à cause du coronavirus dans le pays au cours des dernières 24 heures, rapporte BFM TV. Si l'Espagne arrive encore derrière l'Italie, pays le plus touché en nombre de morts, avec 9 134 décès pour 86 498 cas, dont 10 950 considérés comme guéris, le pays arrive juste après, avec 5 690 morts pour 72 248 cas. Viennent ensuite la Chine continentale et ses 3 295 morts et 81 394 contaminations, l'Iran avec 2 517 morts, soit 139 de plus en 24 heures, et 35 408 cas au total, et enfin, la France et ses 1 995 morts (32 964 cas). À noter que la Jordanie, Brunei et le Togo ont annoncé les premiers décès liés au coronavirus Covid-19 sur leur sol hier, vendredi 27 mars.

    On compte par ailleurs à ce jour, sur chaque continent, plusieurs centaines, voire milliers de cas. En Europe, 20 059 décès pour 337 632 cas auraient été comptabilisés ce samedi, tandis qu'en Asie, on parlerait aujourd'hui de 3 715 décès sur 103 478 contaminations. Le Moyen-Orient n'échappe pas à la pandémie. 2 590 décès et 43 016 cas de contamination au Covid-19 y ont à ce jour été dénombrés. Aux États-Unis et au Canada, ce sont 1 764 décès (109 459 cas) dont font état les autorités locales. Enfin, en Amérique latine et aux Caraïbes 232 décès et 11 739 cas sont comptabilisés. Ce sont 117 décès (3 897 cas) et 15 décès (4 139 cas), qui sont respectivement rapportés en Afrique et en Océanie ce samedi 28 mars.

    La carte du coronavirus dans le monde

    Statistiques du coronavirus

    Statistiques du coronavirus au 27/03/2020 au soir

    PaysNombre de casNouveaux casNombre de mortsNouveaux cas mortels
    USA 96,968 +11,533 1,477 +182
    Italy 86,498 +5,909 9,134 +919
    China 81,340 +55 3,292 +5
    Spain 64,059 +6,273 4,934 +569
    Germany 50,178 +6,240 321 +54
    France 32,964 +3,809 1,995 +299
    Iran 32,332 +2,926 2,378 +144
    UK 14,543 +2,885 759 +181
    Switzerland 12,928 +1,117 231 +39
    S. Korea 9,332 +91 139 +8
    Netherlands 8,603 +1,172 546 +112
    Austria 7,642 +733 58 +9
    Belgium 7,284 +1,049 289 +69
    Turkey 5,698 +2,069 92 +17
    Canada 4,610 +567 53 +14
    Portugal 4,268 +724 76 +16
    Norway 3,717 +345 19 +5
    Australia 3,180 +130 13  
    Sweden 3,046 +206 92 +15
    Israel 3,035 +342 12 +4

    Les mises à jour étant échelonnées, les chiffres présentés ci-dessus peuvent être différents des chiffres reproduits dans les paragraphes suivants.

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    Espagne

    L'Espagne a enregistré 832 morts du coronavirus en 24 heures, un nouveau record dans le pays qui porte à 5 690 le nombre total de personnes tuées par la pandémie, selon le dernier bilan officiel samedi qui fait état de 72 248 contaminations, soit 8 189 de plus que vendredi. Plus de la moitié des décès est comptabilisée dans la région capitale, Madrid.

    Depuis mercredi 25 mars, des patients contaminés par le Covid-19 sont transférés dans un des pavillons du parc des expositions de Madrid pour être soignés. En quelques jours, des dizaines et des dizaines de lits ont été installés avec des bonbonnes d'oxygène, mais aussi du matériel de radiologie. D'ici cette fin de semaine, c'est plus de 1 300 lits, séparés par des petites cloisons blanches, qui devraient être installés dans 3 pavillons pour accueillir les malades afin de désengorger les hôpitaux de la région qui sont débordés. Cela donne une idée de l'ampleur de la crise sanitaire dans le pays.

    Pour essayer d'endiguer la situation, les habitants sont totalement confinés et ils ont interdiction de sortir de chez eux pour faire du sport, se promener, voir la famille ou des amis… Les frontières terrestres ont également été fermées. Au niveau mondial, l'Espagne est le quatrième pays le plus impacté dans le monde en nombre de cas, après les Etats-Unis, la Chine et l'Italie.

    Coronavirus en Italie

    Nouvelle journée de crise en Italie, où le pays dénombre tristement ce vendredi près de 6 000 cas et 1 000 décès supplémentaires. La Lombardie est la région la plus durement touchée avec 541 morts de plus ce jour. La contagion continue toutefois de ralentir, avec une hausse de 7,4% du total des cas positifs (86 498), le plus faible taux depuis le début de la pandémie en Italie. Des chercheurs ont remarqué des cas de pneumonie suspects dès le mois de en janvier en Italie et même pour certaines dès le mois de novembre 2019. Les patients ont été rappelés pour passer des tests et des traces de Covid-19 (anticorps ?) ont été détectées. L'épidémie serait donc plus vieille que pensé jusque-là.

    Le nord du pays, là où la contagion a commencé, craint toutefois que le bilan officiel soit largement sous-estimé par rapport à la réalité. La commune de Nembro dans le nord de l'Italie (près de Bergame, ville la plus touchée par le virus), qui compte près de 12 000 habitants, "a officiellement enregistré 31 décès attribués au Covid-19", rapportent dans le quotidien Corriere della Sera, Luca Foresti, un responsable médical local, et Claudio Cancelli, le maire de la ville. "Le nombre de décès dans des conditions normales aurait dû être environ 35, or cette année nous en avons enregistré 158, c'est-à-dire 123 de plus que la moyenne et non 31", expliquent les deux hommes. Ils constatent le même écart de chiffres dans d'autres petites communes de la région, avec un nombre de décès "anormaux", plus élevé de 6,1 fois par rapport à celui officiellement attribué au coronavirus. Le sud du pays est également très inquiet car son système hospitalier est plus fragile.

    Si la pandémie devait s'accélérer dans la région, les hôpitaux pourraient-ils faire face ? Pour le moment, la Sicile est relativement épargnée par le Covid-19. La presse italienne annonce 69 cas dans le village de Villafrati. Si le virus n'explose pas dans cette région, le bilan total du pays est catastrophique. Le dernier point, datant de jeudi soir indique que le Covid-19 a tué 8 200 personnes dans tout le pays, soit 662 décès supplémentaires sur la dernière journée. L'Italie reste le pays le plus touché par la maladie. Le gouvernement a mis en place un confinement total afin d'endiguer la propagation du virus, et a décidé de mettre à l'arrêt "toute activité de production non essentielle".

    La peur se déplace aussi sur le terrain économique. Ce jeudi le président du Conseil italien, Giuseppe Conte, a rejeté le projet de propositions élaboré, lors d'un sommet en visioconférence, par les conseillers des chefs d'État et de gouvernements de l'Union européenne pour répondre à la crise sanitaire liée au coronavirus. Des propositions que Rome, déjà plombée par une dette colossale avant la crise, juge trop "timides". Giuseppe Conte souhaite dix jours de négociations supplémentaires avec les cinq présidents (Conseil, Commission, Parlement, BCE et Eurogroupe) pour apporter des solutions adéquates mais n'a pas précisé ce que ferait l'Italie si ses exigences n'étaient pas satisfaites. Il réclame une riposte économique forte et adéquate de l'UE et notamment une plus grande solidarité financière. Les débats portent notamment sur de possibles emprunts communs, surnommés "coronabonds", qui pourraient à la fois financer la lutte contre le coronavirus et relancer l'économie.

    Au Vatican, le pape François préside ce vendredi seul sur le gigantesque parvis désert de la basilique Saint-Pierre une prière mondiale contre la pandémie pour un public virtuel, conclue par une inhabituelle bénédiction "Urbi et orbi".

     

    Coronavirus au Royaume-Uni

    Le Royaume-Uni a passé la barre symbolique des 1 000 morts, a-t-on appris samedi. Alors que jeudi, le pays passait pour la première fois le cap des 100 morts en 24 heures (115 exactement), ce samedi, 260 décès sont venus s'ajouter à la triste liste déjà établie. La contagion s'accélère ces derniers jours, avec 17 089 cas officiellement recensés et 1 019 morts des suites du Covid-19. Pour limiter la propagation du virus, le gouvernement a pris la décision lundi 23 mars au soir d'ordonner un confirment général de la population pour les trois prochaines semaines en demandant à ses concitoyens de rester chez eux. La famille royale est également touchée, le prince Charles, âgé de 71 ans, a été testé positif au Covid-19 en milieu de semaine. Son entourage est rassurant, il "reste en bonne santé" malgré de légers symptômes.

    Boris Johnson et son ministre de la Santé Matt Hancock ont par ailleurs annoncé ce vendredi 27 mars avoir été testés positifs au nouveau coronavirus. Un camouflet pour le Premier ministre britannique qui a longtemps sous-estimé la maladie, allant jusqu'à serrer les mains des malades il y a encore quelques jours ou à déclarer que rien ne l'empêcherait d'aller vider quelques pintes au pub.

    Boris Johnson ne présente selon ses services que de "légers symptômes" qui ne l'empêchent pas de continuer à diriger la réponse de son pays à la pandémie qui menace de submerger les hôpitaux du Royaume-Uni. Londres face désormais face à un "tsunami" désormais. C'est la ville qui compte le plus de malades du coronavirus dans le pays. Les établissements de santé londoniens font face à une explosion du nombre de "patients gravement malades". Une situation critique dans les hôpitaux, alors qu'une partie du personnel soignant est aussi contaminée par le Covid-19. Afin d'éviter le même scénario qu'en Italie, le gouvernement a annoncé l'ouverture dès la semaine prochaine d'un hôpital de campagne dans un centre de conférence de Londres. Celui-ci pourra accueillir 4 000 malades. Les médias britanniques annoncent aussi que d'autres structures similaires pourraient être installées dans tout le pays provisoirement.

    Coronavirus aux USA

    Avec plus de 92 000 cas ce vendredi soir, les Etats-Unis sont désormais le plus touché par le coronavirus, devant la Chine, l'Italie et l'Espagne. Avec plus de 23 000 personnes contaminées et près de 400 décès, New York est l'épicentre du coronavirus aux Etats-Unis. Selon des chiffres publiés jeudi, 44% des malades à New York ont entre 18 et 44 ans, même s'ils ne représentent que 4% des décès. Le gouverneur Andrew Cuomo a enjoint les hôpitaux de l'Etat de New York d'augmenter leur capacité d'accueil de 50%, voire de la doubler, si possible. D'après les experts, la contamination pourrait venir de la Nouvelle-Orléans, où a eu lieu fin février le carnaval de Mardi Gras. De son côté, Donald Trump, lors d'une conférence de presse appelle ses concitoyens à rester chez eux : "Restez chez vous, détendez-vous".

    Coronavirus en Chine

    La situation en Chine, pays d'où est partie en décembre dernier l'épidémie de coronavirus, s'améliore depuis quelques jours. Le nombre de personnes infectées par le coronavirus n'augmente presque plus en Chine après deux mois de confinement. Alors qu'aucun cas de contamination locale n'avait été enregistré ces derniers jours, et que seuls les nouveaux cas répertoriés venaient de l'étranger, un cas de transmission locale vient d'être détecté. Ainsi, sur les 55 nouveaux cas comptabilisés ce vendredi, 54 sont importés d'autres pays. Pour rappel, la Chine comptabilise depuis le début de l'épidémie, 3 296 décès des suites de la maladie, et 81 828 cas détectés. La priorité de la Chine est aujourd'hui d'éviter que le coronavirus ne revienne dans le pays depuis des pays étrangers. Ce jeudi soir, Pékin a annoncé la fermeture temporaire de ses frontières à certains ressortissants étrangers et la réduction drastique de ses vols internationaux. Les touristes étrangers et les étrangers domiciliés en Chine mais n'étant pas dans le pays actuellement sont concernés par la fermeture des frontières. L'entrée des étrangers avec un visa diplomatique, un visa de service, un visa de courtoisie, ou un visa de type C (membres d'équipage d'aéronef), ne sera pas affectée, de même que les détenteurs de visas délivrés après le 26 mars par les ambassades ou consulats chinois.

    Coronavirus en Allemagne

    Près de 50 000 cas ont été recensés en Allemagne pour 304 décès des suites de la maladie. Chaque semaine, le pays réalise environ 500 000 tests de dépistage. En Allemagne, les cas bénins entrent dans les statistiques contrairement aux autres pays. Laurent Desbonnets, journaliste chez France Télévisions, correspondant en Allemagne, explique que le gouvernement a "mobilisé très tôt, dès janvier, un réseau très dense de laboratoires qui existent ici et ont fait de ces tests la priorité absolue. Ici, il n'y a quasiment pas de conditions. Tous ceux qui ont un doute peuvent se faire tester. Soit en faisant la queue devant un laboratoire soit en allant tout simplement chez le généraliste ". Les tests peuvent même se faire soi-même poursuit le journaliste : "Il y a aussi des drives, certains sont gérés par l'armée. Et puis depuis peu il y a même des kits de prélèvement pour effectuer soi-même le prélèvement et le déposer dans la boîte aux lettres de laboratoire. Ça fonctionne disent les virologues. Cela permet de détecter très tôt les cas et de limiter les complications les plus graves".
    Si le pays n'a pas pris de disposition de confinement total pour ses concitoyens, des mesures ont été prises afin de limiter la propagation du virus. Les frontières avec la France, la Suisse et l'Autriche sont désormais fermées et depuis dimanche 22 mars, les rassemblements publics de plus de deux personnes en dehors du travail sont désormais interdits, exception faite des membres d'une même famille résidant sous le même toit. Les Allemands peuvent donc toujours sortir faire leurs courses, aller chez le médecin, ou se rendre à leur travail si le télétravail n'est pas possible.

    Coronavirus au Portugal

    Le Portugal entre dans une nouvelle phase de la contagion, alors que le pays compte 4 268 cas confirmés et 76 décès liés au coronavirus selon le dernier bilan. Des mesures pour limiter la propagation du coronavirus ont été prises dès vendredi 13 mars par le Premier ministre Antonio Costa qui a annoncé la fermeture des écoles et la limitation de l'activité des bars, restaurants, discothèques ou centres commerciaux. Le pays passe au niveau supérieur et a déclenché cette nuit un plan d'urgence sanitaire, appelé "phase d'atténuation des risques", annonce le journal Público dans sa une du jeudi 26 mars. L'alerte est désormais maximale dans le pays afin de tenter d'endiguer la propagation du virus.

    Coronavirus en Belgique

    Le pays fait état de près de 7 284 cas détectés et 289 décès. Afin d'endiguer la propagation du coronavirus, la Belgique a confiné la totalité de ses habitants jusqu'au 5 avril prochain. Une mesure prise pour ralentir la contagion, mais aussi pour éviter de voir ses établissements hospitaliers débordés, un problème constaté dans de nombreux pays voisins, dont la France. Les voyages à l'étranger ainsi que tous les rassemblements sont interdits. Tous les commerces, à l'exception de ceux d'alimentation, des pharmacies et des maisons de la presse, ont dû fermer leurs portes. Les employeurs ont comme consigne de privilégier au maximum le télétravail de leurs salariés.
    La Belgique fait face également à un autre problème depuis le début de l'épidémie de Covid-19. Comme beaucoup de pays, elle est en pénurie de masques, et plus particulièrement ceux destinés au personnel soignant. Le pays qui en possédait un grand stock périmé l'a détruit entre 2017 et 2018, sans pour autant le renouveler comme le recommande l'OMS (Organisation mondiale de la santé).
    Dernière nouvelle communiquée ce vendredi, un chat aurait été contaminé par son maître en Belgique, un " cas isolé " selon Emmanuel André, porte-parole du centre interfédéral de crise. Cette contamination s'est faite à la suite d'un "contact rapproché entre l'animal et le maître". Il faut rappeler qu'il s'agit ici d'une transmission de l'homme vers l'animal et non le contraire. Selon le centre de crise, il n'y a pas de raison de penser que "les animaux sont vecteurs de l'épidémie".

    Coronavirus en Inde

    Mardi 24 mars, le Premier ministre indien Narendra Modi a annoncé le confinement total de ses habitants, soit 1,3 milliard d'individus, pendant 3 semaines. "Tout le pays va entrer en confinement. Pour sauver l'Inde, pour sauver chaque citoyen, vous, votre famille". Si le pays compte encore peu de cas en comparaison de sa population (877 cas confirmés), il se protège. En effet, si le virus venait à s'y propager, les conséquences humaines et économiques y seraient dramatiques. Depuis mercredi, le pays est à l'arrêt, les avions sont cloués au sol, et presque tous les commerces sont fermés. Dans les boutiques considérées comme essentielles, encore ouvertes, les clients ne peuvent entrer que par un ou deux pour respecter la distanciation sociale. La difficulté va être pour les plus pauvres de survivre. Même si le gouvernement a annoncé 20 milliards d'euros pour aider les plus démunis, de nombreuses familles fuient la ville de New Delhi pour rejoindre à pieds leur village natal. 

    Coronavirus en Grèce

    La Grèce est l'un des pays européens encore peu touché par le coronavirus. Elle enregistre à ce jour un peu plus de 950 cas d'infection confirmés au Covid-19. Depuis dimanche 22 mars, le gouvernement a pris des mesures pour limiter la propagation du virus. "J'ai donné l'ordre que toute action adéquate soit prise afin d'appliquer l'interdiction de tout mouvement inutile à travers le pays", a annoncé le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis. Ainsi, le pays est confiné, les déplacements inutiles sont interdits, les commerces sont fermés (à l'exception des commerces alimentaires et de première nécessité), les lieux touristiques sont clos. Ce confinement a été annoncé pour 14 jours.

    Coronavirus en Algérie

    Le président algérien Abdelmadjid Tebboune  a annoncé un confinement total à Blida le 23 mars, la région la plus touchée par le coronavirus. En ce qui concerne Alger, un confinement partiel a été décidé, "un confinement de 19 heures au lendemain à 7 heures du matin", confinement qui sera étendu à toutes les villes du pays où est apparu le coronavirus, précise un communiqué de la présidence. Le gouvernement algérien a également décrété pour tout le pays l'interdiction de circulation des taxis, mais aussi les rassemblements de plus de deux personnes. Pour rappel, le pays avait déjà annoncé le 19 mars, la fermeture des cafés et restaurants dans les grandes villes, des écoles, des stades, des mosquées et tous les lieux de rassemblements comme les salles des fêtes, mais aussi la suspension du trafic ferroviaire et de toutes les liaisons maritimes et aériennes et de tous les moyens de transport en commun publics et privés à l'intérieur des villes et entre les wilayas (préfectures).

    Coronavirus au Maroc

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    Le Maroc, encore très peu touché, compte 275 cas de coronavirus, virus qui a fait 11 morts. Le gouvernement a très rapidement pris des mesures pour empêcher la propagation de l'épidémie sur son territoire. Depuis samedi 21 mars, les connexions aériennes avec l'Allemagne, les Pays-Bas, la Belgique et le Portugal sont suspendues. Le pays avait déjà arrêté ses liaisons aériennes et maritimes avec 3 pays européens : l'Italie, l'Espagne et la France. Tous les rassemblements publics de plus de 50 personnes ont également été interdits. La décision a été prise d'annuler la 19e édition du festival marocain "Mawazine rythmes du monde", prévue du 19 au 27 juin prochain.


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  •           Aide chinoise: arrivée de l’avion à 17H13

     

    chine

     

     

     

    L’avion d’Air Algérie qui doit ramener les médecins et équipement chinois, devra atterrir à l’aéroport Houari Boumediene vers 17H13 ce vendredi. Il a décollé de Pekin ce matin à 8H50 (heure locale).

    Il s’agit d’un appareil Airbus A330-200.

    A bord du vol AH3061 se trouvent 13 médecins chinois et 8 techniciens de la santé qui devront faire fonctionner les équipements conçus pour combattre le coronavirus.

    L’Algérie est la première destination pour les médecins chinois, qui commencent à exporter leur expérience dans le monde.

     

     

     

     


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  • Le barreau d’Alger s’en remet au chef de l’État

    Rédaction Nationale
     

                                                                 © D.R.    

    Le barreau des avocats d’Alger est en colère. Il demande l’annulation du jugement prononcé contre Karim Tabbou qui a été “condamné sans procès”.

    Dans un communiqué rendu public hier, l’ordre des avocats d’Alger s’en est violemment pris au ministère de la Justice et s’en remet au chef de l’État. L’ordre des avocats de la capitale considère, en effet, que ce qu’a subi Karim Tabbou, le 24 décembre, est “une atteinte grave à la primauté de la loi et des droits des justiciables et une violation claire du droit de la défense”.

    Pour cela, les avocats décident de “suspendre toute coordination avec les parties judiciaires et administratives et appellent les autres barreaux à prendre les mêmes mesures (…)”. Ils appellent également les avocats à “boycotter toute l’activité judiciaire à l’échelle nationale” afin de mettre fin aux “dépassements des droits des justiciables”. Plus que cela, tout en demandant au président de la République de diligenter une enquête approfondie sur ce qui s’est passé mardi à la 5e chambre correctionnelle de la Cour d’Alger, le barreau d’Alger interdit à tous ses membres de travailler avec le président de la 5e chambre, Hamzaoui Mohamed-Sebaâ. Il appelle les autres barreaux à suivre cette démarche.

    Avant d’arriver à ces décisions radicales, le barreau d’Alger a d’abord énuméré les “dépassements” qui ont marqué l’affaire Karim Tabbou. Le document révèle en effet que l’homme politique a été jugé et condamné en son absence. Pis encore, son procès en appel n’a même pas été programmé et ne “répond pas aux normes” puisque les procédures de l’appel n’ont pas été épuisées. Plus que cela, l’homme a été présenté sans en informer ses avocats. Ces derniers n’ont su que leur mandant était devant le juge que par le biais de leurs collègues, constitués dans d’autres affaires. Puis, le militant “affaibli” et “visiblement malade” a demandé la présence de ses avocats. Le juge est passé outre. Il a décidé de le condamner alors qu’il venait de faire un grave malaise devant lui !

    Les barreaux de Tizi Ouzou et de Béjaïa ont adopté le même ton. Ils ont réagi, hier, de manière virulente, à la façon avec laquelle s’est tenu, la veille, le procès de Karim Tabbou à la Cour d’Alger. “Se taire face à ce procès inique de Karim Tabbou qui s’est déroulé à la Cour d'Alger serait une complicité. Et rester dans l'expectative et ne rien faire pour changer les choses ne serait qu’un délit de non assistance à personne en danger”, s’est indigné le barreau de Tizi Ouzou dans une déclaration rendue publique hier. De son côté le bâtonnier de Béjaïa, Me Salem Khatri, a dénoncé, sur sa page Facebook, ce qu’il qualifie de “manœuvres extra-judiciaires” qui bafouent, selon lui, les procédures légales.

    Dans son document, l’ordre des avocats de Tizi Ouzou s’est, d’emblée, interrogé “pourquoi cette programmation en appel dans un délai record ?” alors que “même les détenus jugés avant cette affaire n'ont, à ce jour, pas vu leurs procès programmés à la Cour d'Alger”. Une interrogation à laquelle le barreau dit avoir une réponse puisque, pour lui, “il n'est un secret pour personne maintenant que cette programmation survenue en toute hâte est faite pour empêcher le prévenu de quitter sa cellule et de rejoindre sa famille ce 26 mars”.

    Abordant le déroulement du procès de Tabbou, l’ordre a relevé que non seulement il y a absence de toutes les conditions d'un procès équitable, mais pire encore, il y a, accuse-t-il, “violation des droits élémentaires de la défense”.

    S’exprimant au nom du collectif national de défense des détenus d’opinion, le représentant du barreau de Béjaïa assène : “Nous tenons le pouvoir et ses relais pour responsables de tout ce qui peut arriver à Karim Tabbou.” Et de déplorer que “le viol de la justice est commis le jour de la remise du projet de la nouvelle Constitution. Aucun espoir avec ce pouvoir”. “La vie de notre citoyen Karim Tabbou et en danger. Nous espérons du fond du cœur que nous n'allons plus revivre la tragédie du Dr Kamel-Eddine Fekhar”, a prévenu, par ailleurs, le bâtonnat de Tizi Ouzou.


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  • Pourquoi la Chine accuse-t-elle les États-Unis d'avoir importé le virus ?

     

     

    Medical personnel at Advocate Lutheran General Hospital, conduct drive-thru COVID-19 testing in Park Ridge, Ill., Thursday, March 19, 2020. Chicago officials have ordered all people with confirmed cases of COVID-19 or showing symptoms of the disease caused by it to stay indoors. The order issued Thursday formalized previous advice seeking to limit the spread of the coronavirus. (AP Photo/Nam Y. Huh)  

    À la suite d'une déclaration de l'Américain Robert Redfield, directeur des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), sur le fait que des morts attribuées à la grippe avaient en fait été causées par le Covid-19, une rumeur s'est propagée sur une éventuelle responsabilité de Washington dans la pandémie.

    Question posée par Stanislas le 21/03/2020

    Bonjour,

    «Le Covid-19 est-il vraiment parti des Etats-Unis ?» Votre question renvoie à un tweet du 18 mars partagé une dizaine de milliers de fois, d’un compte anglophone, @BlackHammer, dédié à la «libération du prolétariat colonisé». Il écrit : «Les membres du CDC reconnaissent que plusieurs cas de grippe pouvaient en fait être des cas de Covid-19. L’activité [aux Etats-Unis] de la grippe a commencé en octobre 2019 et le Covid-19 est apparu en Chine en novembre. Il est donc très possible que le Covid-19 existait aux Etats-Unis avant le début de l’épidémie en Chine.»

    Ce tweet s’accompagne d’une vidéo censée accréditer cette thèse. Il s’agit d’une audition de Robert Redfield, directeur des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies, les CDC (Centers for disease control and prevention) devant la Chambre des représentants, le 12 mars, au sujet du Covid-19. C’est au bout d’un peu plus d’une heure quarante (sur une audition de cinq heures) que le représentant démocrate de Californie, Harley Rouda, interroge Robert Redfield.

    «Pas assez de tests»

    L’élu commence par constater : «Nous n’avons pas assez de tests.» Et d’évoquer le cas de particuliers et de personnels soignants ayant voulu avoir accès à ces tests, sans succès. S’ensuit cet échange :

    Harvey Rouda : «Sans ces tests, est-il possible que des personnes classées comme atteintes de grippe aient été mal catégorisées, et qu’ils aient en fait été atteints du Covid-19 ?»

    Robert Redfield : «La pratique standard est la suivante : la première chose que l’on fait, c’est de tester la grippe. Donc s’ils avaient la grippe, ils sont positifs pour la grippe…»

    Rouda [le coupant] : «Mais seulement s’ils étaient testés ! S’ils ne l’ont pas été, on ne sait pas ce qu’ils avaient ?»

    Redfield : «Correct.»

    Rouda : «Et si quelqu’un est mort de la grippe, faisons-nous des tests post-mortem pour savoir s’il s’agissait de la grippe ou du Covid-19 ?»

    Redfield : «Il y a un système de surveillance de mort de pneumonie qu’ont les CDC, qui n’est pas en place dans toutes les villes, tous les Etats, tous les hôpitaux.»

    Rouda : «Donc peut-être que des gens sont morts de ce qui semblait être une grippe, alors qu’en fait ça pouvait être le Covid-19 ?»

    Redfield : «Certains cas ont bien été diagnostiqués dans ce sens aux Etats-Unis aujourd’hui.»

    En clair, le responsable explique que, du fait de l’insuffisance des tests, il est bien possible que des morts du Covid-19 n’aient pas été identifiés comme tels – et aient été injustement attribués à la grippe. Robert Redfield affirme avoir des éléments montrant que ce cas de figure s’est bien produit, sans dire quand, ni combien de fois.

    Jeux mondiaux militaires

    Le jour même, ces propos sont repris par le média proche du parti communiste chinois Global Times sur Twitter (mais aussi sur des sites prochinois francophones), et utilisés pour jeter le doute sur la chronologie de l’épidémie aux Etats-Unis. Les relais du pouvoir chinois vont suggérer que cet aveu de décès non diagnostiqués sur le moment pourrait concerner des cas anciens de Covid-19 survenus avant que le coronavirus ne touche la Chine… ce qui impliquerait que les Etats-Unis soient en fait à l’origine de la crise sanitaire mondiale. Et ce même si Robert Redfield n’a rien suggéré de tel.

    Ainsi, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères chinois, Lijian Zhao, repartage la vidéo plusieurs fois. Ecrivant notamment : «Les Etats-Unis ont fait état de 34 millions de cas de grippe et 20 000 morts. Dites-nous s’il vous plaît combien sont dus au Covid-19 ?» Et le représentant diplomatique d’enchaîner : «De quand date le patient zéro aux Etats-Unis ? Combien de personnes sont infectées ? Dans quels hôpitaux ? Cela pourrait être l’armée américaine qui a amené cette épidémie à Wuhan. Soyez transparents ! Rendez vos données publiques ! Les Etats-Unis nous doivent une explication !»

    Le sous-entendu est clair : les premiers cas pourraient être américains. Et Wuhan aurait pu être contaminée par l’armée US. Pourquoi l’armée ? Lijian Zhao s’appuie sur le fait que se sont tenus à Wuhan (épicentre de l’épidémie), à la fin du mois d’octobre 2019, les Jeux mondiaux militaires, auxquels une délégation américaine a bien pris part. Ce qui n’a pas manqué de nourrir des théories fumeuses sur l’importation de l’épidémie en Chine, en témoigne cet autre tweet du compte évoqué au début de cet article. Théorie alimentée, donc, par le pouvoir chinois.

    C’est donc à partir sur l’audition du directeur des CDC américains, et la tenue des Jeux mondiaux militaires à Wuhan, que repose la théorie selon laquelle l’armée américaine aurait importé le virus en Chine.

    Ces déclarations s’inscrivent dans un contexte de tensions entre Washington et Pékin au sujet de la pandémie mondiale – le président américain, Donald Trump, employait par exemple récemment le terme de «virus chinois» pour qualifier le Covid-19. Rappelons aussi qu’à ce stade, l’une des seules certitudes concernant le nouveau coronavirus est qu’il n’a pas été créé en laboratoire.


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    Algérie: lourdes peines de prison confirmées pour des ex-dirigeants de l'ère Bouteflika

     

             Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, anciens Premiers ministres algériens

    En Algérie, deux anciens Premiers ministres ont été condamnés ce mercredi par la cour d’appel d’Alger à 15 et 12 ans de prison ferme pour corruption. Ils étaient impliqués dans une affaire de scandale automobile et de financement illégal de la dernière campagne de l’ex-président Abdelaziz Bouteflika, tout comme une vingtaine d’autres anciens hauts responsables. Mais les peines de certains d’entre eux ont été réduites.

     

    Abdelmalek Sellal et Ahmed Ouyahia, les deux ancienEn Algérie, deux anciens Premiers ministres ont été condamnés ce mercredi par la cour d’appel d’Alger à 15 et 12 ans de prison ferme pour corruption. Ils étaient impliqués dans une affaire de scandale automobile et de financement illégal de la dernière campagne de l’ex-président Abdelaziz Bouteflika, tout comme une vingtaine d’autres anciens s Premiers ministres du président Bouteflika, ont vu leurs peines de 15 et 12 ans de prison fermes confirmées en appel. Mais d’autres accusés influents ont, eux, vu leurs peines réduites.

    La condamnation à 10 ans de prison ferme en première instance de deux anciens ministres de l’Industrie a ainsi été réduite de moitié. Celle d’Ali Haddad, ex-président de la plus importante organisation patronale en Algérie, est passée de sept ans de prison en première instance à quatre ans en appel.

    En tout, ils sont une vingtaine d’anciens responsables politiques, puissants patrons et hauts fonctionnaires à être jugés par la cour d’appel depuis le début du mois. Ils sont accusés de financement occulte de la cinquième campagne électorale d’Abdelaziz Bouteflika en 2019, et de népotisme et favoritisme dans l’industrie automobile. 

    Tous ont maintenant huit jours pour se pourvoir en cassation.


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