Les autorités algériennes devraient se sentir directement concernées. Les Nations unis viennent de voter une résolution condamnant les pays qui limitent ou coupent l’accès à Internet à leurs citoyens.
Le texte voté condamne « sans équivoque les mesures qui visent à empêcher ou à perturber délibérément l’accès à l’information ou la diffusion d’informations en ligne, en violation du droit international des droits de l’homme ». L’ONU « invite tous les États à s’abstenir de telles pratiques et à les faire cesser ».
La résolution condamne les États qui recourent à la violence ou à l’intimidation pour empêcher les citoyens « d’exercer leur droits et leurs libertés fondamentales sur Internet » et précise que les internautes sont censés bénéficier des mêmes droits en ligne que hors ligne.
L’ONU affirme que « les mêmes droits dont les personnes disposent hors ligne doivent être aussi protégés en ligne, en particulier la liberté d’expression, qui est applicable indépendamment des frontières et quel que soit le média que l’on choisisse ».
À la mi-juin, l’Algérie s’était distinguée en coupant l’accès aux réseaux sociaux et en perturbant l’Internet pour empêcher les fraudes aux épreuves partielles du BAC. Une première à cette échelle qui a de quoi inquiéter pour l’avenir. Des rumeurs récurrentes font régulièrement état de la volonté des autorités de censurer des sites internet.
