A la recherche d'or.
CC caler viewstock
Cela fait un mois que des milliers d’habitants apprentis chercheurs d'or, au moins 20.000 d’après RFI et 10.000 d’après la gendarmerie nationale, ont déserté leurs villes et villages pour se rendre vers la région aurifère de Terjitt, située au nord de la Mauritanie. Comme le constate l’Agence de Presse Africaine, ce sont essentiellement les jeunes qui s’improvisent orpailleurs.
Rencontrés au nord-est de la ville de Bénichab, un petit groupe qui a quitté Nouakchott, la capitale, il y a dix jours témoigne : "Forts d’une autorisation d’orpaillage que nous avons prise en location, nous avons cotisé chacun 500.000 ouguiyas, nous sommes parvenus à louer une voiture Tout-terrain, acheter un détecteur de métal, assurer notre provision en alimentation et des équipements de camping. Au début nous étions seuls en place, et n’étions gênés que par les contrôles de la gendarmerie, mais depuis la semaine dernière, les lieux sont envahis de monde".
Sur les réseaux sociaux aussi l'engouement pour le précieux métal jaune est réel.
Lundi 25 avril, le gouvernement a ordonné que tous les orpailleurs clandestins soient expulsés afin de mettre en application sa nouvelle mesure. Aly Bellahi, l'un d'entre eux, affirme ainsi avoir été chassé par les forces de l’ordre "des zones d'exploration, mais je m'apprête à me mettre en règle". Ni les démarches administratives, ni les 40 degrés du désert ne semblent décourager les Mauritaniens en quête de leur trésor.