Compte rendu
La démarche peut sembler paradoxale, elle se veut avant tout pragmatique. Pour débloquer un processus de paix israélo-palestinien désormais au point mort, il faut commencer, lors d’une première étape, sans les deux protagonistes. La conférence internationale qui doit réunir le 30 mai, à Paris, les ministres des affaires étrangères de plus d’une vingtaine de pays, ainsi que l’Union européenne et les Nations unies, veut tirer les leçons des échecs des tentatives américaines des années précédentes, notamment celle de l’émissaire de Barack Obama, George Mitchell, en 2011, et la dernière en date du secrétaire d’Etat, John Kerry, en 2014.
S’il y a accord sur les paramètres d’une relance des négociations, un sommet international se tiendrait à Paris à l’automne 2016, en présence, cette fois, des dirigeants israéliens et palestiniens. « On ne peut rester sans rien faire, il faut agir avant qu’il ne soit trop tard », répète le ministre des affaires étrangères français, Jean-Marc Ayrault, rappelant « qu’il n’y a pas d’autre solution que l’établissement de deux Etats, israélien et palestinien, vivant côte à côte en paix et sécurité, avec Jérusalem pour capitale partagée. » Il se rendra, le 15 mai, à Jérusalem et à Ramallah pour pousser le projet.
Aucune chance de succès, selon Israël« Dans la première phase, il s’agit d’une conférence de témoignage visant avant tout à fixer un cadre, à rappeler les fondamentaux et surtout à mettre en évidence que le statu quo n’est plus tenable », résume un haut diplomate français. Les autorités...
