
Durant sa visite à Alger début avril, le Premier ministre Manuel Valls a tweeté une photo de sa rencontre avec le président algérien, Abdelaziz Bouteflika. La publication du cliché a depuis déclenché la colère de bon nombre d’Algériens, choqués que l’on puisse ainsi exposer aux yeux du monde une vision aussi fragile de leur représentant de 79 ans, touché par la maladie.
Le voyage de Manuel Valls en Algérie n’aura décidément rien eu d’une sinécure. Dès le départ, une première polémique s’enclenche: le refus d’Alger d’accorder à certains journalistes français le visa nécessaire pour suivre le déplacement du Premier ministre.
Une décision sans appel qui découle notamment du fait que les noms de certains hauts responsables algériens avaient été évoqués dans le cadre des Panama Papers, notamment par le quotidien Le Monde, dont le journaliste a été placé sur liste noire pour l’occasion.
Un cliché jugé “dégradant”
Conséquence de ce refus, une partie des médias français ont décidé, durant le deuxième week-end d’avril, de boycotter purement et simplement le déplacement.
Mais, cette fois, c’est une toute autre polémique qui commence à prendre de l’ampleur en Algérie. Un tweet de Manuel Valls, accompagné d’une photographie de lui-même en compagnie du président Bouteflika, engendre la colère d’une partie des Algériens. Ils sont nombreux à qualifier le cliché de l’AFP de “dégradant”.