Le président de la Commission juridique à l’APN, Amar Djilali, a défendu, ce mardi 28 juin, lors d’une conférence de presse le caractère « urgent » des textes présentés par le gouvernement. Venu « éclairer l’opinion publique» sur ce qui se passe ces derniers jours à l’APN, le député a accusé la presse d’avoir amplifié la situation : « Beaucoup de rumeurs et de fausses lectures sont rapportées par la presse alors que tout se passe dans des conditions normales depuis le mois de ramadan ».
Est-il normal de programmer six projets de loi le même jour ? « Oui », a répondu simplement Amar Djilali qui a défendu le caractère « urgent » de certains projets de loi tels que le nouveau Code électoral, la loi qui régit la relation entre le Parlement et le gouvernement ainsi que le projet de loi portant création de la haute instance de surveillance des élections.
« 2017 sera une année électorale par excellence avec la tenue des élections locales et législatives. Il est impératif d’adapter la législation avec les nouvelles dispositions prévues par la Constitution », a-t-il soutenu.
Pour lui, travailler pendant le mois de ramadan ne pose aucun problème pour les députés. « Les députés sont mobilisés. Il ne faut pas oublier qu’on a eu l’année précédente des séances pendant le mois sacré », justifie-t-il .
Mais Amar Djilali n’a pas pu expliquer l’absence du quorum dans certaines séances, comme celle de jeudi dernier, ce qui a contraint le président de l’APN à la reporter. Il contredit, par ailleurs, les partis de l’opposition qui se sont retirés hier lors de l’adoption du projet de loi régissant la relation entre le Parlement et le gouvernement. « Il y avait pendant la séance 276 députés et non 116 comme prétendu par l’opposition », a-t-il affirmé, en ajoutant : « Le député n’a-t-il pas le droit de se reposer pendant 10 minutes après plus de 8 heures de travail ? ».
Amar Djilali affirme aussi que sa commission n’a subi aucune pression de la part du gouvernement pour bloquer les amendements de l’opposition : « La commission examine actuellement 98 amendements proposés sur le projet du Code électoral ». Parmi ces amendements, 18 concernent les deux articles controversés, 94 et 73, qui conditionnent la participation des partis aux prochains rendez-vous électoraux de 2017 à l’obtention de 4% des suffrages exprimés lors des élections précédentes.