Compte rendu
L’Algérie s’interrogeait dimanche sur la portée du nouveau remaniement du gouvernement, marqué par des changements aux postes clés des finances et de l’énergie dans un contexte de douloureuses décisions pour compenser la chute des revenus pétroliers. Le président Abdelaziz Bouteflika a décidé samedi de limoger le ministre des finances, Abderahmane Benkhalfa, et son collègue de l’énergie, Salah Khebri, un an seulement après leur entrée en fonction. Ce remaniement, qui touche une dizaine de portefeuilles, est le troisième du gouvernement conduit par Abdelmalek Sellal depuis la réélection de M. Bouteflika pour un quatrième quinquennat en 2014. Ses raisons n’ont pas été officiellement expliquées mais la presse et les experts le lient aux défis que doit relever le pouvoir pour faire face aux difficultés budgétaires. Il « montre les préoccupations du gouvernement à l’heure où les organismes internationaux les plus sérieux et les observateurs les plus avertis agitent le spectre de la crise économique », a relevé le quotidien El Watan....